Dis merci!

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Apprendre la politesse à son enfant, c’est montrer l’exemple et faire preuve de patience

Votre rejeton s’appelle Léon. C’est un bon garçon qui vous accompagne sagement quand vous faites vos commissions ou une visite dans la maison. Il vous entend ainsi remercier les commerçants du quartier et aussi la voisine de palier quand elle vous offre du thé. En prend-il de la graine? Que nenni, ce petit «malpoli» ne vous épargne jamais le sempiternel «Dis merci!»

Cela vous énerve bien sûr. Avec votre mari, vous avez l’impression d’être de mauvais parents, des incapables qui ne savent même pas élever leur enfant correctement. Vous craignez le regard des autres – en particulier celui de tante Adèle le jour de Noël -, leur jugement sur le pseudo-manque d’éducation de votre fiston. Vous vous demandez également si ce dernier est vraiment sociable…

 

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En fait, ce môme est probablement d’une nature plutôt timide, introvertie. Les nouvelles têtes, ou celles qu’il ne voit que de sept en quatorze, ou encore celles qu’il n’aime pas trop ont tendance à l’impressionner. Bon, il se peut aussi que Léon traverse tout simplement sa période du «non» (entre 18 mois et 2-3 ans environ) avec, pour fâcheuse conséquence, un refus systématique des préceptes que vous tentez de lui inculquer.

Savoir patienter

Mais alors, comment réagir lorsque junior ne fait pas les salamalecs d’usage? «Sur le moment, il s’agit de relever cet «oubli» et de lui demander de «réparer» celui-ci», conseille une répondante anonyme de Parents Information. Et s’il n’obtempère pas? «Inutile de le forcer et de provoquer une crise, répond cette dernière. Il est plus judicieux, dans un cas comme dans l’autre, d’en reparler ensuite avec lui, de mettre des mots sur l’importance de dire merci.»

Face à ce défi éducatif, la meilleure arme reste encore la patience. En effet, comme les règles de politesse ne sont pas innées, elles ne s’acquièrent que progressivement. Il y a donc lieu de fréquemment les répéter. «Pour les transmettre à son enfant, il faut avant tout montrer l’exemple», précise notre interlocutrice. C’est-à-dire se fendre d’un remerciement à chaque occasion qui se présente et ne pas oublier d’adopter la même attitude en famille.

Le modèle parental finit pratiquement toujours par se transmettre. Cela devrait rassurer la maman et le papa de Léon. Le tout est de veiller à ne pas braquer le fiston et de le féliciter lorsqu’il s’acquittera de sa mission. «Merci tante Adèle pour cette – euh… – magnifique paire de chaussettes tricotée main!»

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